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Accueil du site > Tribune Libre > L’illusion laïque sur le fait religieux

L’illusion laïque sur le fait religieux

Des valeurs humaines universelles

Le socle immuable et éternel de la société humaine est constitué d’un ensemble de valeurs fondamentales universelles : liberté, justice, travail, savoir…Ces valeurs sont fondamentales, car elles constituent le fondement de toute civilisation humaine. Elles sont universelles, car elles s’appliquent à toutes les sociétés humaines, qu’elles que soient les origines, les croyances, la culture, le contexte et l’époque.

L’équilibre, l’épanouissement et le progrès d’une société humaine est tributaire de la place qu’elle a su accorder aux valeurs fondamentales universelles dans sa culture et dans son action. Tous les acquis, les succès et les réalisations de la civilisation humaine à travers l’Histoire sont le fruit de l’assimilation par la société humaine, dans son vécu, des valeurs fondamentales universelles. Tous les échecs, les déboires et les drames de l’Histoire de l’humanité sont le produit des carences de la société humaine à incarner ces valeurs.

De l’origine des valeurs

A notre époque, le défilement devant nos yeux ébahis des prouesses et inventions technologiques de toutes sortes donne le tournis. Les progrès, rapides et immenses, de l’humanité sont de nature à nous induire en erreur. Le pas d’une admiration légitime et mesurée à une idolâtrie est vite franchi.

Pourtant, force est de constater que les valeurs fondamentales universelles, qui sont à l’origine de tout progrès humain et technique, n’ont rien à voir avec une invention de l’Homme !

Aucun philosophe ne peut revendiquer la paternité du concept de justice, par exemple. Aucun penseur ne peut prétendre que la notion de solidarité est sa propre trouvaille. Les scientifiques sont encore moins lotis pour avancer des prétentions de la sorte. La liberté n’est pas une invention, comme le transistor que trois ingénieurs américains des laboratoires Bell inventèrent en 1947 ! L’égalité n’est pas sortie d’un laboratoire, comme le vaccin qui fut mis au point par Louis Pasteur au 19ème siècle !

Au risque de choquer plus d’un, il se trouve que la source des valeurs fondamentales universelles se trouve dans les textes religieux. De façon expresse ou implicite, les livres sacrés marquent l’éclosion, dans la civilisation humaine, de toutes les valeurs fondamentales universelles, comme la justice, l’amour, la famille, le savoir, la solidarité…

Une illusion laïque

Sur le plan politique, que de pays réputés modernes brandissent le principe de laïcité comme un acquis historique arraché de haute lutte. La séparation de l’Etat et de la religion dans ces pays est sans équivoque. Mais au-delà du politique, le processus de sécularisation a envahi toutes les sphères de la société moderne, au point de refouler la religion de presque tous les aspects de la vie des individus. Cet état de fait produit dans l’esprit de beaucoup de nos contemporains l’illusion d’une séparation tranchée et irrévocable entre le progrès et la modernité, d’une part, et la religion, de l’autre.

En plus d’être fausse, cette illusion de divorce entre le profane et le religieux est extrêmement préjudiciable. Elle crée des utopistes et des extrémistes dont les idées et les actions concourent à consacrer la discorde.

Entre fanatisme et ingratitude

Une frange de musulmans, quand bien même minuscule et minoritaire, nourrit une haine implacable contre les sociétés occidentales, les musulmans « occidentalisés » ou ceux pas suffisamment attachés à la religion à leurs yeux.

Adeptes d’une pensée binaire, piqués au vif par des évènements ou des politiques qu’ils jugent - à tort ou à raison - injustes envers les musulmans, et offusqués par des épisodes de l’Histoire, ils sont incapables de faire preuve de discernement et de sagesse.

Dans cette atmosphère intellectuellement et émotionnellement étouffante, il est hélas hors de question d’avoir une mesure dans le jugement de l’autre et de reconnaître ses mérites quand il le faut. Il n’est pas non plus question de rechercher et renforcer les points communs ou les valeurs communes. Il est encore moins évident d’envisager un avenir accueillant pour tous.

Le degré d’aversion atteint son paroxysme chez certains individus quand ils versent dans la violence aveugle. Au nom du « Jihad », un concept religieux malmené par la bêtise humaine, des attentats sanglants ont entaché de nombreux territoires dans le monde, notamment l’Europe.

Les utopistes de leur côté tombent, pour les plus prudents d’entre eux, dans une sorte d’ingratitude - peut être inconsciente et involontaire - vis-à-vis de l’héritage religieux et de ses bienfaits pour la vie et pour le progrès de l’humanité. Les utopistes les moins prudents, eux, nourrissent le dédain des religions, voire une hostilité parfois farouche et agressive, envers toutes les religions ou une religion en particulier. Ce sont les extrémistes de l’autre bord.

Pour une nouvelle voie

Plus que jamais, il est crucial de revisiter certains concepts et d’ajuster, dans l’esprit des uns et des autres, la perception de la modernité, du progrès, de la religion et de la laïcité. Reconnaître les valeurs humaines fondamentales universelles comme un héritage religieux authentique est le premier pas pour rétablir d’abord une vérité historique. Il s’agit ensuite de réconcilier des concepts perçus comme antinomiques et de remettre de l’ordre dans les idées et les convictions. 


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29 réactions à cet article    


  • Pierre Régnier Pierre Régnier 30 décembre 2017 10:06

    Le voeu pieux de l’auteur pourrait être d’une grande utilité s’il avait conscience que les religions ne sont pas seulement la source des valeurs humaines fondamentales universelles mais qu’elles sont aussi la source de la pire criminalité qui se pratique dans l’humanité.

    Prendre conscience des deux sources religieuses antagonistes permettrait de lutter, enfin, pour la désacralisation, et donc la destruction de celle qui conduit au pire.

    Cette destruction ne sera pas possible sans la désacralisation de la théologie criminogène. Voir ici :

     

    DÉTRUIRE LA TRICHERIE EXÉGÉTIQUE :

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/detruire-la-tricherie-exegetique-187081

     


    • Clouz0 Clouz0 30 décembre 2017 10:40

      Reconnaître les valeurs humaines fondamentales universelles comme un héritage religieux authentique est le premier pas pour rétablir d’abord une vérité historique.


      Et puis quoi encore ? 
        
      Les religions, leurs textes, leurs lois n’ont été rien d’autres que des outils de structuration des sociétés à des époques où le savoir et le pouvoir n’étaient détenus que par une infime fraction de la population. 
      Le surnaturel venait en renfort pour « contraindre » les peuples à respecter des règles basiques et minimalistes de vie en société (ne pas tuer, ne pas voler, interdit de l’inceste...).
      Les textes religieux ne sont que des prémices de réflexions, des sortes de codes civils primitifs assortis de la menace d’un ensemble de punitions divines s’ajoutant aux mesures de répression des pouvoirs en place et aidant ceux-ci dans le maintien de l’ordre ou dans leur besoin de mobiliser des troupes de conquête ou de défense.
      Le texte religieux s’occupe aussi (et surtout) de régir la vie après la mort, objet d’inquiétude de chaque homme. Les recettes pour parvenir à la récompense promise dans l’au-delà sont données par le respect de règles de vie terrestres soudant la cohésion sociétale par une même croyance - et terreur - de Dieu.

      Alors, l’héritage religieux authentique n’est qu’une vaste rigolade !
      Il ne s’agit que d’un héritage humain faisant appel au merveilleux et à l’inexplicable car aucun autre moyen n’aurait permis à l’époque de faire admettre un certain nombre de valeurs sans cette référence divine.

      • Pierre Régnier Pierre Régnier 30 décembre 2017 11:35

        @Clouz0

        Et voici l’habituel, l’inévitable point de vue de « l’autre négationnisme » : Les religions, leurs textes, leurs lois n’ont été rien d’autre...

        Quand prendra-t-on en compte, enfin sérieusement, les deux aspects de l’apport religieux dans la vie des humains, le meilleur et le pire, afin de combattre fermement les résultats mais aussi les causes, aujourd’hui toujours maintenues, de ce second volet ?


      • Clouz0 Clouz0 30 décembre 2017 11:45

        @Pierre Régnier


        Vous me comprenez mal (ou me suis-je mal exprimé ?)
        Je ne mets pas en cause un aspect positif ou l’apport le meilleur pour l’époque de certaines parties des textes religieux.
        Je conteste uniquement le fait qu’ils puissent être d’origine ou d’inspiration divine et non humaine.

      • Pierre Régnier Pierre Régnier 30 décembre 2017 12:42

        @Clouz0

        Vous avez raison de contester leur origine divine, mais je veux souligner, de mon côté, ce qu’il y a de respectable et de positif dans la volonté des croyants de trouver une origine divine à ce que l’homme peut trouver de meilleur en lui.

        L’important, pour moi, est aujourd’hui de combattre et détruire ce que j’appelle la tricherie théologique. Je donne en exemple de monstrueuse tricherie celle de l’église catholique dans son interprétation de l’appel « de Dieu » à massacrer tous les cananéens qui figure dane le Livre de Josué.

        Mais j’insiste sur le fait que, pour détruire une telle tricherie il faut souligner qu’elle s’inscrit dans une trahison du merveilleux prophète juif Jésus de Nazareth par ceux qui se disent ses disciples.


      • Laulau Laulau 30 décembre 2017 11:21

        L’auteur assène comme vérité le fait que « les valeurs humaines fondamentales universelles comme un héritage religieux authentique », mais n’en donne aucune démonstration.
        Et pour cause, comment ce fait-il que ces « valeurs humaines » soient, grosso modo, les mêmes dans toutes les religions ? Peut-être est-ce parce qu’elles ont précédé le fait religieux. Les règles de vie et de comportement n’existent pas uniquement chez l’homme, une meute de loup a ses lois ; y a-t-il pour autant une religion chez les loups ?


        • Diogène diogène 30 décembre 2017 11:35

          @Laulau

          « y a-t-il pour autant une religion chez les loups ? »

          Oui, ça s’appelle la meute : la soumission au mâle ou à la femelle alpha.
          Il y a religion dès qu’un comportement répond à un stimulus inné ou à un conditionnement.

          Par contre il ne semble pas plus y avoir de curiosité scientifique chez les loups que chez les chats.

        • Laulau Laulau 30 décembre 2017 11:40

          @diogène
          Il y a religion dès qu’un comportement répond à un stimulus inné ou à un conditionnement.

          Vous allez un peu vite, la religion n’est pas que du conditionnement.


        • Diogène diogène 30 décembre 2017 11:50

          @Laulau

          en latin, « religere » signifie « relier »

          la « religion » crée deux types de liens :
          - entre le naturel et le surnaturel
          - entre les adeptes d’une même croyance et partageant des rituels pour célébrer leur cohésion sociale.

          je sais tout ça, merci

          ce que je voulais dire, c’est que les religions sont le vestige de la pensée magique qui a été celle de l’homme pendant des centaines de milliers d’années, y compris après l’apparition de l’écriture, et, grosso modo, jusqu’à la naissance de la philosophie et de la notion de « critique ».

          sinon, avant, l’homme était un animal comme les autres

        • Jonas Jonas 30 décembre 2017 12:02

          @Laulau « Et pour cause, comment ce fait-il que ces « valeurs humaines » soient, grosso modo, les mêmes dans toutes les religions ? »

          Elles ne sont absolument pas les mêmes dans toutes les religions.
          L’Islam permet la polygamie et l’esclavage, et donc l’inégalité de droits entre humains, ce qui est interdit dans le Christianisme par exemple.
          En Inde, l’hindouisme divise la société en castes, et permet depuis des millénaires l’existence de sous-hommes (les« intouchables » qui sont hors caste), qui n’ont pas droit d’exercer les mêmes métiers que les vrais hommes.
          On peut multiplier les exemples.

          Ce qui vous semble acquis en terme de respect de l’Autre et de tolérance vous vient du message de Jésus, des racines chrétiennes de la France, et de sa culture occidentale, mais ce n’est nullement une évidence dans les autres civilisations et peuples.


        • Laulau Laulau 30 décembre 2017 14:26

          @Jonas
          "L’Islam permet la polygamie et l’esclavage, et donc l’inégalité de droits entre humains, ce qui est interdit dans le Christianisme par exemple.« 

          C’est vraiment n’importe quoi !
          Esclavage : le servage vous connaissez ? Les rois très chrétiens de France et d’ailleurs le toléraient très bien et en profitait beaucoup. En Russie, très chrétienne aussi il fut aboli à la fin du XIXeme siècle !

           »l’inégalité de droits entre humains"
          En France les droits des nobles et des rois n’étaient pas les mêmes que ceux des bourgeois jusqu’à la révolution de 1789. Et cette égalité des droits nous viens du siècle des lumières, de Diderot, Rousseau et autres philosophes et non de la religion chrétienne qui s’est très bien accommodée des inégalités pendant près de 18 siècles en France et 20 siècles en Russie.


        • Jonas Jonas 31 décembre 2017 01:11

          @Laulau "Esclavage : le servage vous connaissez ? Les rois très chrétiens de France et d’ailleurs le toléraient très bien et en profitait beaucoup.« 

          L’Occident chrétien EST LA PREMIÈRE CIVILISATION AU MONDE À AVOIR INTERDIT L’ESCLAVAGE SUR SON SOL.
          L’esclavage qui était une composante fondamentale dans la société de l’Empire romain, est progressivement interdit sous peine d’excommunication par l’autorité catholique.
          Le servage n’était pas de l’esclavage, il s’agit d’un contrat (hommage) passé entre un seigneur et les paysans qui exploitent ses terres. Le serf a des droits, une protection juridique, et le servage sera progressivement abandonné, et même définitivement supprimé en France en 1315.

          -------------------------

           »Et cette égalité des droits nous viens du siècle des lumières, de Diderot, Rousseau et autres philosophes et non de la religion chrétienne qui s’est très bien accommodée des inégalités pendant près de 18 siècles en France et 20 siècles en Russie."

          La révolution française fut une transition violente de la société féodale (pouvoir de la noblesse), vers le modèle capitaliste (pouvoir de la bourgeoisie), il ne fut jamais question à aucun moment de réduire les inégalités.


        • Laulau Laulau 31 décembre 2017 10:18

          @Jonas
          progressivement interdit sous peine d’excommunication par l’autorité catholique.

          Sauf pour les noirs qui n’avaient pas d’âme. Et puis très progressivement non ? Un très gros millénaire ......
          A et puis le servage qui était un contrat, c’est la meilleure de l’année, vous devriez la faire encadrer. J’ai lu pas mal de conneries sur ce site mais vous ...... chapeau, vous êtes un vaincoeur !


        • Jonas Jonas 2 janvier 2018 07:57

          @Laulau « Sauf pour les noirs qui n’avaient pas d’âme. Et puis très progressivement non ? Un très gros millénaire ...... »

          Sur l’esclavage, la séparation du pouvoir temporel et spirituel ne donnait pas à l’Église la possibilité législative d’interdire l’esclavage, simplement une condamnation morale.
          Thomas D’Aquin, un des plus importants guides spirituels de la chrétienté, écrivait au XIIIème siècle que l’esclavage est un « pur péché », toutes les créatures humaines ayant droit à la justice et à la dignité. C’est sur cette base que l’Église qualifia l’esclavage de « péché contre la dignité humaine ».

          En 1437, le Pape Eugène IV publia la bulle « Sicut Dudum », qui menaçait d’excommunication les esclavagistes.
          Les Papes Pie II (1458 à 1464) et Sixte IV (1471 à 1484) édictèrent des bulles condamnant sans équivoque l’esclavage.

          Le Pape Paul III (1534 à 1549) édicta une bulle condamnant l’esclavage en Amérique en ces termes :
          « Satan, l’ennemi de la race humaine, a remué le monde de ses alliés qui, désirant satisfaire leur propre avarice, osent affirmer en long et en large que les Indiens de l’ouest et du sud puissent être réduits à notre service comme des animaux brutaux, sous le prétexte qu’ils ne connaissent pas la foi catholique. Et il les réduisent ainsi à l’esclavage, les traitant par des afflictions qu’ils emploieraient à peine avec les animaux. Nous considérons que les Indiens eux-mêmes sont des hommes vrais. Par notre décret apostolique d’autorité, déclarons et décrétons par ces lettres que ces mêmes Indiens et tous autres peuples, même s’ils sont en dehors de la foi, ne doivent pas être privés de leur liberté ou de leurs autres possessions et n’ont pas à être réduits en esclavage, [...] quoi que ce soit qui soit fait en contradiction de ce que nous disons est proclamé comme nul et non avenant. »
          C’est l’Église, qui, informée par les missionnaires, condamna l’esclavage des Indiens par les conquistadors et les trafiquants d’esclaves noirs dans les Caraïbes.
          Le 22 avril 1639, le Pape Urbain VIII publia la bulle « Commissum Nobis » menaçant d’excommunier les esclavagistes. Quand cette bulle fut diffusée par les jésuites, grands défenseurs des Indiens, à Rio de Janeiro, ceux-ci furent agressés et expulsés en raison de leur opposition à l’esclavage et de leur volonté de faire appliquer les décisions du Pape.
          Bien que n’ayant pas réussi à éradiquer l’esclavage, l’Église parvint, par son autorité morale à défendre « les droits des esclaves et leur bien-être matériel » (Codigo Negro Espanol), imposant des obligations aux propriétaires d’esclaves. Les jésuites protégèrent et éduquèrent les Indiens Guarini jusqu’à ce qu’ils deviennent des êtres libres (XVII-XVIIIème siècle).

          C’est ce travail de sape sur plusieurs siècles, qui déterminera l’occident à se remettre en cause, et qui deviendra la PREMIÈRE CIVILISATION AU MONDE à abolir l’esclavage.

          ---------------------------------------------
          « 
          A et puis le servage qui était un contrat, c’est la meilleure de l’année, vous devriez la faire encadrer. »

          Oui, un serf avait des devoirs mais aussi des droits.


        • popov 30 décembre 2017 13:05

          @Med_El_Khamlichi


          Pourriez-vous nous dire ce que, d’après vous, l’islam pourrait bien apporter de bon à la France ?

          • Christian Labrune Christian Labrune 30 décembre 2017 13:38

            @popov
            Je ne suis pas l’auteur de l’article, mais je prends quand même la liberté de vous répondre.

            Pendant très longtemps, j’ai mesuré les distances dans Paris, non pas en kilomètres, mais en pâtisseries tunisiennes. Par exemple, j’étais à une pâtisserie de l’Hôtel de Ville, à deux du Louvre et à trois du Musée d’Orsay : un bon marcheur a besoin de calories ! Un couscous, au retour, me ravissait et me changeait un peu de la cuisine chinoise dont je fais avec bonheur mon ordinaire.

            J’ai dû manger trop de macrouds, de cornes de gazelles et de baklavas ! Cela m’est désormais déconseillé. En outre, je ne sais quel climat, depuis cinq ans, m’a aussi quelque peu refroidi. Je ne m’étais pas avisé jusque là, entrant dans ces délicieux établissements, que je pouvais y être regardé, surtout du côté du métro Couronnes, comme un koufar et une sale une face de craie.

            N’étaient ces progrès de la religion dans un certain sens, j’aurais toujours considéré que l’islam avait du bon.


          • popov 30 décembre 2017 16:56

            @Christian Labrune


            Bonjour

            J’ai posé le même question à quelques uns des petits Mahomets qui rôdent sur ce site et je n’ai jamais eu de réponse.

            Ils n’ont même pas évoqué les pâtisseries tunisiennes.

            Bonnes fêtes

          • Decouz 30 décembre 2017 18:21

            @popov
            On pourrait poser la question à l’envers : qu’est ce que la France ( ou l’Occident) peut apporter à l’islam ?

            Pour moi entre autre : ce qui ressort de la diversité d’auteurs qui ont écrit sur le tassawuf, et ont exploré, mis en valeur, cette dimension, non pas en opposition avec d’autres religions, mais parce que l’islam contient synthétiquement le message essentiel des autres, comme les autres contiennent ce qu’il y a d’essentiel dans l’islam, ce dernier mettant l’accent sur une tradition originale unique depuis le début de l’humanité, chaque religion constituant une adaptation à des temps et des sociétés particulières pas que des Français d’ailleurs mais aussi des Japonais ou des Américains qui ont étudié cet aspect intellectuellement central, même si et peut-être pour cela d ’ailleurs assez mal vu des fondamentalistes.

          • popov 31 décembre 2017 06:01

            @Decouz


            Bonjour

            Ce que pourrait surtout apporter l’Occident à l’islam, c’est une étude scientifique du coran, une chose que les « savants » islamiques se sont toujours refusés de faire parce qu’ils ne veulent pas que la vérité se sache.

            Ce genre d’études a commencé. Voici un site que en donne un résumé et les références aux travaux académiques.


          • mmbbb 30 décembre 2017 13:45

            paragraphe « illusion laique » De quel pays parlez vous ? de la France ou de votre pays. Le mien la France, ce n est pas une illusion laique mais il sa git du réel . Je ressens l evolution des moeurs et l envahissement du champ public notamment par l islam (femmes voilees ) comme le reniement de ma propre histoire De surcroit ne vous plaignez pas, vous avez le conseil d Etat qui roule pour vous, acceptation du burkini ( qui n est pas un vêtement neutre ) et interdiction des creches dans l espace public Par ailleurs il est de coutume que le maire de Paris offre un repas hallal a la fin du Ramadan dans un lieu public, la mairie de Paris aux dignitaires religieux . La discorde, celle ci est tres bonne excellente , je parle plutot de soumission et je fais allusion au livre de Houellebecq . Cabu par qui a t il ete zigouillé ? Tant d inepties dans un tel arcticle n appelle pas a la tolérance. Quand les francais décideront de relever la tête, cela risque de faire mal c est l évidence


            • Legestr glaz Ar zen 30 décembre 2017 14:43

              L’auteur parle des valeurs humaines fondamentales en oubliant un peu vite les codes sociaux qui régissent les relations entre les êtres humains. 


              Les religions musulmanes, chrétiennes ou encore confucéennes ont été à l’origine de ces codes sociaux dans les espaces géographiques où elles étaient prégnantes. Ces codes sociaux organisent les rapports en hommes et femmes, leurs inter-actions, la place de chacun en société, son rôle, les interdits alimentaires, la manière de transmettre son héritage, etc. 

              Est-il possible de faire co-exister civilisations musulmanes, chrétiennes ou confucéennes sur le même territoire alors que les codes sociaux sont différents ? Il ne semble pas. Une civilisation, dans un espace donné, l’emporte toujours sur l’autre et l’une disparait. C’est ce que l’histoire des civilisations nous enseigne. 

              • Christian Labrune Christian Labrune 30 décembre 2017 16:21

                @Ar zen
                Le confucianisme n’est pas une religion, c’est une une morale, et elle n’a rien d’incompatible avec nos conceptions occidentales et la morale chrétienne. Je suis athée, mais héritier d’une morale judéo-chrétienne que je ne songerais pas à récuser, pas plus que le confucianisme, le taoïsme ou le bouddhisme lesquels s’accordent très bien avec les exigences de la raison et les nécessités d’une civilisation qui est désormais la même de la Californie au Japon. L’islam est la seule religion qui prescrive, dans ses textes fondateurs, d’exterminer l’Autre et où il se trouve encore des crétins pour prendre au sérieux des âneries du VIIe siècle.

                 Au reste, quand les Jésuites, au XVIIe siècle, ont envoyé des missionnaires vers la Chine, ces derniers ont expliqué aux Chinois que la christianisme était à peu près la même chose que ce qu’ils connaissaient déjà, avec en plus la promesse de la vie éternelle, comme une cerise sur le gâteau. Les difficultés ont commencé avec la querelle des rites : pour séduire les Chinois, les Jésuites avaient quelque peu « adapté », dans une sorte de syncrétisme, les rites du christianisme à ceux de la Chine, et cela conduira Rome à suspendre l’activité des Jésuites dès la fin du XVIIIe siècle : il ne fallait pas que le catholicisme se sinisât.

                La mission conduite au Japon au XVIe siècle par Saint François-Xavier avait connu le même succès. Jusqu’à ce que les autorités du Japon - et la même chose s’était produite en Chine - se rendent compte que le christianisme mettait Jésus-Christ au-dessus de l’Empereur, ce qui compromettait tout l’édifice politique et jetait à bas des conceptions millénaires. Les missionnaires chrétiens furent chassés, et les convertis persécutés.

                On n’est plus au XVIIe siècle. Rome, pour survivre, a dû mettre bien de l’eau dans son pinard et l’évêque de Rome actuel, qui n’a pas bougé le petit doigt quand le Califat a massacré les chrétiens d’Orient en est aujourd’hui à prendre fait et cause pour leurs persécuteurs mêlés aux migrants, lesquels nous causeront assez vite bien des difficultés.

                Les « Chinois » en France suspendent des lanternes au nouvel an aux arbres de nos rues et de nos places, font sortir de terribles dragons multicolores qui arrêtent les passants (je suis le premier à sortir mon appareil photo !) mais ce n’est pas pour nous convertir à des croyances qui ne sont même plus les leurs et qui ne sont qu’un charmant folklore. Les dragons du nouvel an chinois, que je sache, n’ont pas encore tué beaucoup de monde !


              • Legestr glaz Ar zen 30 décembre 2017 21:35

                @Christian Labrune

                Merci pour cette réponse sur le confucianisme. Quant à l’Islam ?

              • J.MAY MAIBORODA 30 décembre 2017 19:43

                Vision « angélique » du fait religieux.

                Mais l’auteur prône un islam pacifique, et il faut lui en savoir gré plutôt que de lui faire reproche des dérives fondamentalistes ou extrémistes.

                • Pierre Régnier Pierre Régnier 30 décembre 2017 21:29

                  @MAIBORODA

                  Le fondamentalisme, l’extrémisme, le terrorisme sont constitutifs du véritable islam.

                  Si l’auteur veut un islam pacifique, c’est très bien, mais c’est de cette violence sacralisée par le prophète Mohamed et par le Coran qu’il doit partir.


                • popov 31 décembre 2017 06:04

                  @Pierre Régnier


                  En effet, un islam pacifique, on se demande bien sur quels textes il se baserait.

                  Bonnes fêtes

                • Asaln 30 décembre 2017 20:05

                  Confusion générale de tout et bons sentiments mais pas trop, le moyen terme partout ?
                  D’abord et dès le début "Le socle immuable et éternel de la société humaine est constitué d’un ensemble de valeurs fondamentales universelles : liberté, justice, travail, savoir…« on croit rê ver en entendant encore des »immuable et éternelle« , le genre de concept à multiplier les mort et les tortures.

                  Et la fin : »Plus que jamais, il est crucial de revisiter certains concepts et d’ajuster, dans l’esprit des uns et des autres, la perception de la modernité, du progrès, de la religion et de la laïcité.« qui veut revisiter des concepts . et ajuster dans l’esprit des uns et des autres ? Ça s’appelle du lavage de cerveau ou c’est mal exprimé.
                  Mais encore » Reconnaître les valeurs humaines fondamentales universelles comme un héritage religieux authentique est le premier pas« non mais c’est du n’importe quoi ! La liberté une valeur religieuse fondamentale ? Et dans quelle religion s’il vous plaît ? La justice ? Parlez-en à tous ceux et celles qui sont mort pour croyance ou pensée déviante ou »mécréantisme" ou athéisme non mais faudrait de se gorger de mots et ne dire finalement que des inepties ! C’est la religion selon hollywood votre truc .


                  • karim 31 décembre 2017 18:22


                    7. Et par l’âme et Celui qui l’a harmonieusement façonnée ; 8. et lui a alors inspiré son immoralité, de même que sa piété !(Coran : Le Soleil)



                    • genrehumain 1er janvier 2018 12:47

                      ,


                      "Pourtant, force est de constater que les valeurs fondamentales universelles, qui sont à l’origine de tout progrès humain et technique, n’ont rien à voir avec une invention de l’Homme !« 

                      Merci pour cette excellente analyse, ils restent encore beaucoup de préjugés à faire disparaitre mais vous y contribuer magnifiquement.

                      Rappelons-nous la citation célèbre d’Einstein.

                       » Il est plus facile de casser l’atome que de détruire les préjugés"



                      L’ étude dénuée de préjugés des textes religieux révèle leur unité de vision en ce qui concerne l’éthique et la promesse de paix et d’unité attendue par tout le genre humain .

                      Sur un plan historique, la religion a été l’un des moteurs les plus puissants du changement d’attitudes et de comportement de l’homme.

                      La venue de nouveaux Messagers représente des moments primordiaux dans l’histoire. Chacun déclenche un nouvel élan spirituel, stimule la remise en cause personnelle et le progrès social. Parmi eux se trouvent les Fondateurs des grandes religions du monde : Moïse, Krishna, Zoroastre, Bouddha, le Christ et Muhammad .

                      Les contextes environnementaux et sociaux contenus dans ces textes sont relatifs à l’époque de leur révélation et donc soumis aux changements comme toute loi sociale, mais leur message spirituel transcende les âges.

                      Les images utilisées pour marquer les esprits font appel à notre inconscient collectif et ne sont que des paraboles destinées à nous mettre en garde, n’en faisons pas des « idoles »

                      "Spinoza explique que le Dieu de l’Ancien Testament adaptait son discours à la faible capacité de compréhension du peuple hébreux auquel il s’adressait."

                      Fondamentalement, cependant, le message spirituel de ces Messagers a été le même
                      Chacun a souligné l’importance de l’amour de Dieu, de l’obéissance à sa volonté, et de l’amour du prochain. Les mots ont varié, mais l’enseignement essentiel tourne autour du principe de base, à savoir que chacun doit traiter les autres comme il aimerait être traité lui-même.
                       Finalement *qu’est ce qu’un Chrétien ? sinon qu’ un Juif qui a reconnu le Christ et qu’est ce qu’un Musulman ? tout simplement aussi un juif devenu chrétien qui a reconnu Muhammad .
                      Toujours les fondateurs de grande religion ont reconnu leurs prédécesseurs et authentifié leurs écrits et annoncé un retour, mais malheureusement toujours aussi leurs adeptes ont souvent par ignorance et préjugés rejetés le messager qui suivait.
                      Le message religieux comme le dit le mot religion (religare) est un message d’unité, descendant tous du même couple originel, habitant tous une même planète et ayant tous un même créateur,seuls les lois sociales et les coutumes ont différés au cour du temps ( on apprends pas les mêmes choses à la maternelle qu’à l’université ), mais la loi d’Amour est, éternelle.
                      • *Car un Chrétien reconnait Moïse et les prophètes de l’ancien Testament et un Musulman, reconnait le Christ, Moïse et les prophètes de l’ancien Testament )
                      •  lire ou relire La bible, les Évangiles et le Coran

                       Voici une très belle métaphore à méditer en ce début d’année.

                      "La religion et la science sont les deux ailes qui permettent à l’intelligence de l’homme de s’élever vers les hauteurs, et à l’âme humaine de progresser. Il n’est pas possible de voler avec une aile seulement.

                      Si quelqu’un essayait de voler avec l’aile de la religion seulement, il tomberait bientôt dans le marécage de la superstition, tandis que, d’autre part, avec l’aile de la science seulement, il ne ferait aucun progrès mais sombrerait dans la fondrière désespérante du matérialisme ».
                       ( Causeries donnée a Paris du 16 oct au 1er décembre par un sage oriental du nom Abdu’l-Baha 

                      Ce déséquilibre n’est- ce pas l’état du monde aujourd’hui ?












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