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Nicolas Jaisson

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Tableau de bord

  • Premier article le 07/05/2012
  • Modérateur depuis le 29/11/2012
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Derniers commentaires



  • Nicolas Jaisson 6 octobre 2022 12:49

    @Hervé Hum
     et la BCE ne crée pas alors de monnaie supplémentaire, mais solde un crédit non remboursé. Autrement dit, la BCE ne crée pas de monnaie supplémentaire, mais la fait changer de statut, de monnaie de crédit, elle devient monnaie de thésaurisation

    Le changement de type de monnaie est en effet une des clef du système de perpétuation infinie de la dette qui voyage entre la monnaie crédit et la monnaie d’investissement (ou de marché), par le simple fait que tout crédit bancaire est assimilé à un titre, qui est échangeable contre des liquidités banque centrale pourvu qu’il soit considérée comme « garantie éligible » par la banque centrale. C’est que l’on constate couramment sur le marché « repo », où des dizaines de milliards de dollars sont convertis toutes les semaines. Soit dit en passant, c’est le système de conversion entre monnaie fiduciaire et monnaie de marché qui permet d’éviter l’hyper inflation due au trop plein de création monétaire par les banques, qui est transféré vers les marchés dont la demande en titres ne connaît pas le limite. Les autres monnaies ne jouissent pas de cet avantage énorme de création monétaire due à cette possibilité de la faire disparaître ou réapparaître à volonté dans les abysses des marchés. C’est même la raison pour laquelle je n’ai jamais compris pourquoi la Chine et la Russie ont renoncé à créer des places de marché en roubles ou yuans, car cela revenait à créer une dépendance lourde de conséquences vis à vis des bailleurs de fonds en devises de marché. Si la Russie avait eu une finance de marché en roubles, elle aurait pu créer un capitalisme privé en roubles et donc se défendre de la main mise des investisseurs étrangers sur son économie, comme on le constate avec toutes les dépendances industrielles et autres de l’économie russe vis à vis des fournisseurs étrangers. La Chine ne peut pas prendre le relais à cause des sanctions secondaires. Idem pour l’échec du système de messagerie financière russe qui n’est pas arrivé à concurrencer Swift, du fait que le rouble n’a ni la profondeur ni la liquidité du dollar, encore moins quand il s’agit de crédit refinançable via des systèmes RTGS de règlement/livraison permettant de convertir les titres en cas ou inversement. Et cela n’est pas près de changer, du fait que la Russie a manqué une opportunité historique de relever sa place financière de Moscou entre 2000 et 2011.



  • Nicolas Jaisson 6 octobre 2022 09:46

    @Hervé Hum

    « Dans tout ce que vous écrivez sur la dette, il faut donc tenir compte de la partie créance à hauteur égale, sans cela, tout votre raisonnement ne tient pas, est totalement biaisé »

    Avez-vous jamais entendu parler des créances collatéralisées ? Les dérivés de crédit ont justement été créés pour permettre aux banques de transférer leurs portefeuilles de crédit aux marchés sous formes de titres de dette permettant de refinancer les portefeuilles de crédit, ie créances bancaires, sous forme obligataires. On appelle cela le « whosale funding » au passif. Apparemment vous n’avez pas bien saisi l’objet de mon propos, qui est de montrer comment le marché permet de refinancer la dette sous forme de monnaie de marché de manière illimitée, pour autant que la banque centrale apporte sa garantie sur les titres de dette refinancée. Le passif de la banque centrale devient lui-même illimité, dans la mesure où il est alimenté par la contrepartie en monnaie de dépôt banque centrale émise pour racheter les titres de dette vendues par les banques à la banque centrale. Les titres de créances sont forme de crédit bancaire sont également transférables à la banque centrale européenne. Par exemple les créances bancaires allemandes sur les banques italiennes du fait des importations de marchandises allemandes par les entreprises italiennes sont achetées par la banque centrale italienne qui les transfère à la BCE via le système Target. Ainsi les créances de la BCE sur l’Italie sont financées par le passif de la BCE, qui n’a de limites que la quantité de titres à racheter sur les marchés avec des liquidités banque centrale issues de son passif. La BCE a le pouvoir d’émettre autant de monnaie qu’elle le souhaite, pourvu que l’équilibre des prix de marché soit sauvegardé. On appelle cela le contrôle de l’inflation. C’est le baba de la finance bancaire effectivement.

     « le seul capital réel, c’est le travail humain exploitable »
    C’est justement pour soulager les maux humains causés par la pénibilité du travail que les machines ont été inventées. L’esclavage a d’ailleurs été aboli lorsque les machines ont permis de remplacer les travailleurs serviles. Votre vision des choses est quelque surannée. Nous ne sommes plus dans les fabriques textiles anglaises du début du XIXe siècle. Heureusement les conditions de travail se sont améliorées depuis cette époque de misère prolétarienne. Les ingénieurs ont remplace les OS et les machines à haut rendement ont permis aux prolétaires de devenir des fonctionnaires propriétaires d’un appartement ou d’un pavillon de banlieue. La courbe de fonction publique évolue en sens inverse de celle de l’emploi industriel. il est vrai que les délocalisations ont également joué un rôle, en permettant au travailleur des services de vivre de la monnaie crédit financée par les pays détenteurs des outils de production, chose prodigieuse qui a été rendue possible par la libre circulation du capital productif et du capital financier, jusqu’à ce que les excès de production de dette et surtout la mauvaise utilisation qui en en a été faite ne viennent bousculer ce merveilleux arrangements entre pays développés et pays en développement sur la voie du « progrès ». L’Angleterre post Brexit en est un parfait exemple, qui a financé par la dette le confinement Covid puis l’embargo sur l’énergie en provenance de Russie. Effectivement, il faut une contrepartie à la dette qui doit conserver une certaine capacité à créer de la croissance réelle, sous peine de causer une panique dans le monde des investisseurs.

    PS je cois que vous m’avez lu, avant même d’avoir commencé à lire ce que j’ai écrit dans l’article



  • Nicolas Jaisson 5 octobre 2022 19:32

    @I.A.
    En fait de parcimonie, c’est plutôt la ruine pour les Chinois, dont la valeur du patrimoine est ramenée à quasi zéro. Vous êtes sans au courant de la grève des paiements des prêts hypothécaires qui a gagné la Chine entière et menace la solvabilité des banques. Vous me répondrez sans doute, que justement la Chine n’a plus de besoin de banques, comme elle n’a plus besoin de croissance ou de propriété privée ou même d’épargne qui est comme de la richesse soustraite à la circulation monétaire, qui ne peut plus remplir son rôle d’enrichissement collectif.

    Avec ce genre de raisonnement, on finit par tout supprimer, sous prétexte que le citoyen vertueux pet se passer d’à peu près tout ce qui concerne son bien-être matériel, pour se concentrer sur l’essentiel qui est le salut de son âme, comprendre le salut collectif au prix du sacrifice que les individus vont consentir au nom de l’intérêt général. En fait d’alternative économique, on ne peut que rester songeur à la lecture du plan de développement 2030 publié par le parti communiste chinois, qui prétend encore et toujours rattraper le niveau technologique américain par des nivaux d’excellence dans les nouvelles technologies, notamment les micro processeurs.

    Autant dire qu’ils veulent une chose et son contraire avec la poursuite de la volonté de puissance économique ou militaire, mais sans croissance excessive, en oubliant au passage les dizaines de millions de jeunes diplômés condamnés au chômage précoce et les contraintes de rentabilité du capital investi, surtout en une période de désendettement forcené, alors que le Parti prétend investir massivement dans la reconversion de l’économie dans le high tech. Les récents scandales parmi les hauts dirigeants de la micro informatique laissent bien augurer des résultats de cette politique de gribouille. C’est un scénario trop connu dans les pays soviétiques, pour laisser quelque doute sur l’issue finale d’une société de surveillance généralisée conduite par Intelligence artificielle, qui ne peut que conduire à une Chine dystopienne et misérable, comme en témoigne les zones d’activité prioritaire orientée vers l’export qui sont transformées en camps de concentration géants, du fait des confinements Covid de longue durée, qui comme par hasard concernent prioritairement les zones les plus « libérales » de la Chine paralysées par des fous maniaques du vaccins anti-Covid.



  • Nicolas Jaisson 5 octobre 2022 14:57

    @I.A.
    Non justement, les BRICS ne sont pas en mesure de prendre la relève de l’occident, en matière de croissance, du fait qu’ils ont fait le choix délibéré de la décroissance, comme l’a rappelé clairement Xi lors du dernier sommet de l’organisation de Shanghai, en faveur du « développement durable » et des objectifs de l’Agenda 2030. D’ailleurs la politique économique du gouvernement chinois, qui va à rebours de celle qui a assuré la croissance fabuleuse chinoise durant ces quarante dernières années concoure directement à casser les reins de l’économie privée chinoise en la coupant des ressources en dollars US et en appauvrissant les classes moyennes, dont l’épargne disparaît avec l’effondrement de l’immobilier sans lequel les finances des entreprises chinoises sont durablement affectées. Outre les règles de surendettement au bilan, qui interdit aux entreprises de se financer pa la collatéralisation de leurs créances tout au long de la chaîne de valeur qui sert de colonne vertébrale à des filières économiques entières, le fait de d’encourager les défauts sur la dette en eurodollars ne peut que dissuader les investisseurs étrangers de financer le développement de l’économie chinoise. Si l’on ajoute à cela la remontée des taux d’intérêt dans les principales devises mondiales, le désinvestissement étranger ne peut que s’accélérer dans l’économie chinoise.

    Les BRICS ne se sont pas vraiment illustrés dans le soutien des pays affectés par le retrait des liquidités en dollars, que ce soit au Moyen-Orient ou en Amérique du Sud. Que je sache, les banques chinoises ou indiennes ne se sont pas bousculées au portillon, pour prendre la place des banques occidentales qui abandonnaient les pays frappés par les sanctions américaines. Que ce soit en Iran, en Syrie, au Liban, au Venezuela, en Argentine, au Nicaragua, ou même en Russie, partout on constate l’absence des fournisseurs de crédits en yuans, alors que la fenêtre d’opportunité pour prendre la place du dollar était immense. Je vous dirais qu’il n’y a à cela rien d’étonnant, dans la mesure où toutes ces économies sont des dérivés de l’économie du crédit US financées en dollars US, à commencer par la Chine dont le financement en eurodollars via les places financières asiatiques se chiffre en trillions. Voir à ce sujet la part du dollar dans le financement obligataire des promoteurs chinois, des groupes sidérurgiques, ferroviaires et autres. On retrouve la même absence de la Chine dans les fournitures d’équiments dont la Russie a pourtant le plus urgent besoin dans nombre de secteurs stratégiques, comme la machine-outl, le matériel informatique, les véhicules, etc. Par contre, les banques chinoises colonisent sans coup férir les pays d’asie centrale où la Chine finance des infrastructures pour l’intégration de ces pays à l’économie chinoise, comme la route qui traverse part en pat toute l’Asie centrale, pour la connecter à la Mandchourie et à la Mongolie. Et la Russie ne dit rein, vu que les Russes sont capables de rivaliser avec les Chinois en volume s’asssitance financière. C’est la raison pour laquelle l’Asie centrale s’écarte de la la CEE (Communauté Economique Eurasiatique), pour se rapprocher de la Chine. Mais cela n’a rien à voir avec les BRICS, mais bien plus avec l’expansionnisle chinois en Eurasie.



  • Nicolas Jaisson 10 juillet 2022 12:14

    @Rinbeau
    L’or n’est qu’un moyen monétaire d’échange. Ce qui fait la véritable force des nations c’est l’échange et secondairement le métal précieux qui sert de réserve de valeur, en même temps qu’il permet de financer le commerce par le crédit. Ce n’est pas par hasard si des villes italiennes comme Gênes ou Venise au départ totalement dépourvues d’atouts en termes de matières premières ou de capacités productives - puis des villes hollandaises comme Anvers ou Bruges et enfin la City de Londres ont su développer des réseaux d’échange à l’échelle du monde connu de l’époque, tout en mettant en place des systèmes de crédit qui permettaient de financer le commerce du départ jusqu’à l’arrivée des convois de marchandises par voie terrestre ou maritime.

    La faiblesse des Espagnols par rapport aux Anglais et aux Hollandais est de ne n’avoir jamais compris que la véritable richesse des nations consistait à produire et à vendre des marchandises, en essayant de supplanter ses concurrents pour dégager un excédent commercial monnayable en or ou en argent. Les rois d’Espagne se sont perdus dans des guerres de prestige qui les ont appauvri tout en leur apportant aucun gain réel en termes d’accroissement de richesse, du fait que cette richesse était produite par d’autres, même si ceux-ci étaient leurs vassaux comme dans le cas des Provinces-Unies qui ont finalement gagné leur indépendance à la force du poignet avant de devenir la première puissance commerciale au monde.

    Les rois d’Espagne ou de France empruntaient à des taux usuraires dépassant les 50%, alors que les Hollandais se finançaient à 5%, de même pour les Anglais après la création de Banque centrale d’Angleterre. L’astuce était de transformer la richesse commerciale en moyens monétaires sous forme de crédit, qui permettaient aux grandes fortunes actionnaires de la banque centrale de financer à bon compte les emprunteurs publics, tout en se rémunérant avec l’accroissement du capital qui résultait des investissements de l’Etat dans les infrastructures de commerce et les moyens militaires qui garantissaient la maîtrise des voies commerciales et la conservation des colonies.


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